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____________Belle jeune fille, toute fraiche, toute souriante, tu es devenue un de mes cauchemards les plus naïfs lorsque tu as commencé à regarder ton reflet dans l'argent tranchant. Je ne comprennais pas... Non, rien, je ne voyais rien. J'étais encore à chercher des moutons dans les nuages, et à égaliser les boucles de mes lacets. Toi, tu te lacérais. Tout y est passé, les poignets, les cuisses, le ventre. Incrédule fut mes expressions fassent à ces entailles. Lorsque j'avais le courage de ne pas les ignorer, j'étais terrorisée, et en même temps impressionnée par l'ampleur que cela prennait. Plus profond, plus fort, plus rouge, plus marquant. Je me demandais, comment on pouvait en arriver à là. Mais l'ignorance a été ma maîtresse. Une belle ignorance pourtant. D'une naïveté sans failles. Et puis j'ai commencé à me demander, et si les nuages n'étaient pas des moutons, et si... et si c'était des fumées mortels ? Pourquoi pas. Oh, et puis, les moutons se sont transformés, et par la suite, tout s'est métamorphosé. J'avais l'impression de redécouvrir un monde. Je voyais la cruauté, la peur, la lâcheté dans un beau fond de bouteille, vide, forcément. Sur ma joue a coulé amèrement des larmes de désillusions. Comment j'avais échappé à tout ça. Alors, j'ai compris ce qui t'avais poussé, sans vivre les mêmes choses, peut-être moins durs, peut-être plus. Peu importe le niveau, ça m'a éteinte. Les moutons sont partis, pour un ciel noir. J'ai appris à revoir le soleil pourtant. Mais quand arrive la nuit, et les pensées du passé, il m'arrive d'avoir peur. Peur que ça recommence, peur de revivre, peur de ressentir à nouveau ce sentiment d'impuissance face à vous et tout ça. J'ai l'impression de me noyer, je ne sens plus mes pieds, je suis fatiguée. Et pourtant, je suis là, avec le courant qui me fracasse, me pulvérise, encore et toujours.
C'est pas grave, j'ai décidé de voler. Et ça, personne pourra m'en empêcher.
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